Presse du 16, 17 & 18 mars 2014

Mots clés  : Conseil des ministres – Arabie / Qatar – Syrie – Fin de la tournée asiatique du Prince Salman - Etats-Unis – Arabie / Déclarations du Prince Turki Al-Faysal –Arabie / Islam / Terrorisme – Arabie / C.C.E.A.G. / Sécurité – Arabie / EAU – Arabie / Belgique – Arabie / Tunisie – Arabie / Chiites – Arabie / Société.

Titres Généraux :

Al Hayat : * Les Nations unies demandent à Riyad de recevoir Lakhdar Al-Ibrahimi.

AL Riyadh  : * Le Roi Abdallah reçoit le Prince Salman qui lui rend compte des résultats positifs de sa tournée asiatique.

Al Jazirah  : * Le Conseil des ministres apprécie le soutien du Roi au développement industriel et donne son accord aux statuts de l’organisation de développement pour la femme.

Sharq Al Awsat : * Commentant la crise avec le Qatar, le Prince Saoud : Elle ne sera pas réglée tant que Doha ne change pas de politique.

I - INFORMATIONS PRIORITAIRES

* Conseil des ministres : Le Prince Salman a présidé la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue hier au palais Al-Yamama à Riyad. Il a remercié les dirigeants des pays asiatiques qu’il a visités, pour la chaleur de l’accueil reçu, leur volonté de renforcer les relations avec l’Arabie et de les développer dans tous les domaines.

Le Conseil des ministres a fait part de son étonnement suite aux déclarations belliqueuses du Premier ministre iraquien, accusant le Royaume injustement et blâmant les autres pour couvrir les échecs internes du gouvernement iraquien.

Il s’est félicité du communiqué publié à l’issue de la 31ème réunion du conseil des ministres arabes au Maroc, rejetant fermement le terrorisme, quels qu’en soient les mobiles et les méthodes, et refusant le discours confessionnel qui alimente le terrorisme et attise la haine.
Il apporte son soutien à toutes les mesures prises par les Etats membres pour garantir leur sécurité et leur stabilité. Les ministres arabes de l’Intérieur sont résolus à poursuivre la lutte antiterroriste, à en traiter les causes et à mobiliser les efforts et les moyens pour l’éradiquer.

Ils ont exprimé leur appréciation pour le programme du « Conseil du Roi Abdallah pour la Sunna », sur Internet, sous l’égide du Mufti : il s’agit d’une avancée qualitative au niveau du monde musulman dans le domaine informatique.

Ils ont remercié le Roi pour son soutien incessant au développement industriel en Arabie, qui est le choix stratégique idéal pour parvenir au développement socio-économique. Ils ont également fait l’éloge des résultats du 3ème forum des industries de transformation à Jubaïl.
Suite à la recommandation du Conseil de la Choura, le Conseil des ministres a donné son accord aux statuts de l’organisation du développement pour la femme, adoptés par les pays membres de l’O.C.I. Le but de cette organisation est de mettre en valeur le rôle de l’Islam dans la protection des droits de la Musulmane, en particulier auprès des instances internationales dont elle est membre, d’élaborer des plans, des programmes et des projets pour mettre en œuvre les politiques et les orientations de l’O.C.I. dans le domaine de l’évolution des femmes, d’organiser des ateliers de travail, des conférences, des séminaires et des rencontres dans les pays membres.

* Arabie saoudite / Qatar : Le Secrétaire général de la Fondation caritative du Roi Faysal, Dr Abdallah bin Saleh Al-Othaimin, a annoncé que celle-ci ne retirera pas le prix du Roi Faysal du service de l’Islam au prédicateur Youssef Al-Qardawi qui réside au Qatar, et connu comme étant l’un des chefs des Frères musulmans, classés comme organisation terroriste par l’Arabie. « Ils candidatent pour leurs actions et non pour leurs personnes. Les rumeurs relatives au retrait du prix sont sans fondement et nous n’avons aucune relation avec elles » (Al-Hayat, 16/03).

* Dans le cadre de la première réaction officielle à la décision de retrait des ambassadeurs d’Arabie, des EAU et de Bahreïn du Qatar, le Prince Saoud a écarté l’idée d’un règlement de la crise politique entre les trois pays « tant que Doha n’a pas changé sa politique ». Il a également exclu toute médiation internationale, notamment américaine, pour régler le conflit.

A savoir si l’idée d’union est désormais exclue, il a répondu : Je ne pense pas. L’union a révélé l’importance de la coopération et de la solidarité entre les pays membres. C’est la logique qui doit l’emporter.
Le Prince Saoud a ainsi donné un indice clair de la colère golfienne contre la politique qatarienne (Al-Hayat, Al-Charq Al-Awsat).

* Syrie  : Le secrétariat général des Nations unies a demandé à l’Arabie d’accueillir l’émissaire international et arabe pour la Syrie, Lakhdar Ibrahimi, à l’issue de sa visite à Téhéran. Une source onusienne a indiqué qu’elle ignorait toujours si Ibrahimi se rendrait en Arabie après avoir reçu une réponse, interprétée par ladite source « comme une ouverture des portes pour un éventuel accueil » (Al-Hayat).

* Dans son éditorial du 16 mars, Al-Watan prône la solution forte et juge que les négociations sont inutiles et c’est par la force qu’Assad doit être écarté. Il est désormais évident que chacun des protagonistes campera sur ses positions : Assad use de subterfuges et de tergiversations et l’opposition est résolue à obtenir la transition.

* Abdul Rahman Al-Rached intitule sa tribune quotidienne dans Al-Charq Al-Awsat : « Après la chute de Yabroud, souvenons-nous du Koweït ». Yabroud n’est certes pas une bataille décisive mais un indice dangereux de l’orientation de la guerre en Syrie. Daech et Al-Nosra ont détourné l’attention de l’ASL et l’ont entraîné vers des batailles marginales, alors que les Iraniens unifiaient leurs forces sous leur bannière pour reconquérir les villes l’une après l’autre.

Force est d’admettre que la chute de Yabroud est un indice dangereux qui doit allumer les feux rouges dans les centres décisionnels arabes. En effet, elle reflète la victoire de l’Iran qui dirige la guerre en Syrie. Non seulement elle achemine les armes, mais elle pourvoit le régime en combattants après les avoir enrôlés partout, y compris au Pakistan et en Iraq, sans compter les milliers de membres du Hezbollah libanais.

La guerre de Syrie n’est pas un simple affrontement dans la région. Elle est la guerre régionale décisive et les Iraniens sont prêts à tout pour la gagner. C’est alors que, concrètement, ils se seront emparés du Nord arabe, la Syrie, l’Iraq et le Liban. Dès lors, il leur sera aisé de renforcer les fronts complémentaires au Yémen, en Somalie et au Soudan.

Les conséquences de cette victoire iranienne sont bien plus dangereuses et lointaines que Yabroud et Damas. Elles pourraient déterminer l’avenir de la région et sa carte. Les Etats-Unis et les grandes puissances se soumettent toujours au fait accompli. Lorsque les Iraniens auront pris le contrôle d’une large partie du monde arabe et menaceront les zones de production d’énergie et leurs couloirs, ils n’auront d’autre choix que de s’incliner.

Le journaliste rappelle l’intervention de l’Arabie lors de l’invasion du Koweït par l’Iraq, intervention qui lui a coûté des milliards de dollars.
Certes, la Syrie n’est pas aussi proche que le Koweït mais fait partie du croissant hostile que l’Iran tente d’établir et dont le but est de s’emparer du Sud.

Nul ne doute que le sauvetage du peuple syrien est un devoir moral et une action politique nécessaire. Malheureusement, les dernières pertes présagent d’une dégradation rapide au profit de l’axe iranien. « Je sais que l’Arabie, à elle seule, supporte aujourd’hui plus de 70% des opérations de secours et finance et soutient les forces armées. (…) L’avenir de la région est en péril. Avec la chute de la Syrie, la bataille deviendra plus coûteuse et directe ».

* Dans sa tribune dans Al-Jazirah du 17 mars, Jasser Al-Jasser fustige, en commentant la chute de Yabroud, la faiblesse du soutien et des aides occidentales promises à l’ASL, qui résiste depuis plus d’un mois, espérant la livraison des armes nécessaires. Mais les consciences de l’Occident sont toujours endormies et ont trouvé une excuse en or dans la crise de Crimée. Celle-ci ne peut être, d’ailleurs, que la conséquence du silence complaisant, voire de la lâcheté, constaté par les Russes, en Occident et chez les Américains. Ils ont donc osé franchir le pas et s’emparer de la Crimée et iraient probablement encore plus loin, s’ils ont désormais la garantie, que les occupants de la Maison blanche préfèrent les paroles aux actions. A l’instar des Russes qui ont réussi à annexer la Crimée, Hassan Nasrallah a réussi à relier Al-Qalamoun à la Bekaa pour élargir son Etat confessionnel, lié à la banlieue sud de Beyrouth, en passant par la Bekaa, Yabroud, Qoussaïr, Damas et même Lattaquié.

* Fin de la tournée asiatique du Prince Salman : Le Prince héritier est rentré le 16 mars à Riyad, à l’issue d’une tournée asiatique réussie.

Un communiqué saoudo-chinois, publié à l’issue de sa visite en Chine, confirme que les deux parties ont procédé à un échange approfondi de vues sur les moyens de renforcer les relations d’amitié stratégiques, sur les sujets régionaux et internationaux d’intérêt commun. Elles sont satisfaites des progrès dans les relations bilatérales, et ont convenu de renforcer l’amitié entre les deux pays et les deux peuples, ainsi que les échanges culturels aux niveaux populaires et officiels.

(…) Les deux parties ont exprimé leur profonde inquiétude face à la gravité de la situation en Syrie et ont confirmé qu’il est nécessaire de rechercher un règlement politique pacifique urgent au problème syrien et de mettre en œuvre le communiqué de Genève du 30 juin 2012.

* Dans son éditorial du 17 mars, Al-Charq Al-Awsat évoque l’ouverture saoudienne vers l’orient, à l’issue de la tournée du Prince héritier. Cette ouverture ne signifie pas nécessairement un éloignement de l’Occident et des bonnes relations solides avec cette partie du monde. Lesdites relations ne sont pas contraires à une communication positive avec l’Orient.

* Etats-Unis : Suite aux critiques émises récemment, par notamment Condoleeza Rice, contre la politique d’Obama au Moyen-Orient, qu’elle qualifie de « catastrophique », l’éditorialiste d’Al-Riyadh se demande si les Etats-Unis laisseront tomber leurs alliés. Ou alors ces critiques s’inscrivent-elles dans le cadre de la rivalité entre les deux principaux partis américains, bien que des voix concordantes aient été entendues également dans l’entourage proche d’Obama ?

Ce ne sont pas uniquement les évènements en Syrie qui ont révélé le déclin du prestige américain mais également la renonciation du Président aux promesses faites et aux engagements pris dans ses divers discours. L’exemple de la Crimée en est l’illustration la plus frappante : l’Otan s’est contenté de menaces politiques et de boycott économique, alors que la « nouvelle école » incarnée par Poutine, associe le geste à la parole. Ce dernier a parfaitement conscience que les Etats-Unis ne sont plus ce qu’ils étaient et qu’ils ont opté pour une sorte d’isolement ou d’hibernation.

Il ne s’agit plus du retrait du Moyen-Orient, de l’Iran et de la Palestine mais des répercussions de cette nouvelle donne sur les alliés des Etats-Unis à travers le monde, en particulier là où se trouvent d’importantes bases américaines militaires. C’est ce qui explique désormais les réactions au Japon, en Corée du Sud et ailleurs. L’Allemagne pourrait être tentée d’exiger une force équivalente à celle de la Grande-Bretagne et de la France, en prévision d’un retrait américain.

La Russie, en dépit de son image de nouvelle puissance, n’est pas habilitée à être le pendant des Etats-Unis ou même de la Chine. Mais elle pourrait recouvrer son prestige et son influence en Europe de l’Est et en Asie centrale, en particulier au vu de la faiblesse américaine. On pourrait également assister à l’émergence d’un axe russo-chinois qui gérerait les dossiers d’Asie et d’Europe, compte tenu de l’expansion russe et ses diverses potentialités attrayantes pour la Chine, laquelle pourrait être alléchée par de nouvelles alliances lui permettant d’être un acteur important sur la scène internationale.

En politique américaine, le retrait du Moyen-Orient ou le maintien n’est plus une préoccupation. C’est plutôt la nouvelle perception des alliés, au vu de l’expérience ukrainienne, d’autant qu’il s’est avéré que la Russie dispose toujours des leviers de pressions tant sur l’Europe occidentale qu’orientale.

L’Orient et l’Occident pourraient s’engager dans une nouvelle guerre, mélange de politique et d’économie. Ceci pourrait donc modifier les équations, dans un monde nouveau en gestation, qui pourrait permettre à des puissances jusque-là absentes de longues années, de devenir de nouveaux pôles avec d’autres outils et d’autres positions.

* Jasser Al-Jasser consacre également sa chronique dans Al-Jazirah aux critiques acerbes de Rice contre Obama. (…) Rice n’est pas uniquement une ancienne Secrétaire d’Etat mais également une professeure de sciences politiques, experte en politique internationale, ayant une excellente expérience et des positions sensées.

(…) Ses critiques contre l’Administration Obama sont une description précise de ses agissements au Moyen-Orient : son laxisme, sa gestion déliquescente du dossier syrien, du régime de Bachar Assad et des alliés iraniens et russes. Cette politique a permis une résurgence d’Al-Qaeda et l’apparition de nouvelles organisations terroristes.

La voix de Rice reflète clairement la colère de l’opinion publique américaine et traduit les sentiments des Américains, excédés par la reculade de la politique américaine internationale sous Obama.

II - AUTRES INFORMATIONS

* Arabie saoudite / Déclarations du Prince Turki Al-Faysal : Dans des déclarations à la chaîne américaine B.B.C. relayées par Okaz, le Prince Turki Al-Faysal affirme qu’Assad ne consentira à aucune concession politique du moment qu’il croit à sa victoire militaire. L’opposition syrienne a besoin d’armes pour rétablir le rapport de forces sur le terrain et provoquer une inflexion dans le gel actuel . Il faut que la communauté internationale s’emploie à mettre un terme aux assassinats.

Il confirme à nouveau que l’Arabie ne soutient pas les groupes terroristes en Syrie.

A la question de savoir si les Etats-Unis avaient tenté de torpiller les efforts saoudiens pour soutenir l’opposition syrienne, il indique : « Non pas à ma connaissance ».

Il a également nié que l’Arabie cherche à se doter de l’arme nucléaire du Pakistan : L’Arabie préfère que la région soit dépourvue d’armes nucléaires.

S’agissant de l’Iran, il a jugé que le problème découle de ses ingérences dans les affaires internes des pays voisins (Okaz, 16/03).

* Interview du Prince Turki Al-Faysal : Al-Iqtissadiyah du 17 mars relaie l’interview accordée par le Prince Turki Al-Faysal au journaliste britannique Edward Loss (transcription arabe) à Washington. A une question sur l’incidence des problèmes américains internes sur le Moyen-Orient, le Prince Turki indique « qu’il faut admettre que le monde a changé. Il faut accepter la réalité. Obama va prochainement effectuer sa première visite en Arabie depuis 2009. Jamais les relations entre Riyad et Washington n’ont été aussi mauvaises. La famille Saoud avait bien géré les relations avec les Bush, mais désormais il y a un grand manque de confiance dans l’Administration Obama, en particulier depuis les négociations nucléaires avec l’Iran.

Il était clair dans le discours d’Obama devant l’AGNU du mois de septembre dernier que les Etats-Unis allaient exclusivement se consacrer à la Palestine et à l’Iran. Quant aux autres pays –la Syrie, la Libye, le Soudan, le Yémen, le Mali, l’Iraq, l’Egypte et d’autres- ils devraient s’auto-défendre. En Arabie, nous nous adaptons donc à la réalité des Etats-Unis qui se replient.

A une autre question sur le budget, il a indiqué que « les Etats-Unis agissent comme un pays du tiers-monde. Ils sont pourtant à l’ère des choix qu’ils semblent incapables de faire.

Interrogé sur l’annexion de la Crimée, le Prince Turki rappelle les contes pour enfants, le loup qui attaque la bergerie. Il dévore le premier mouton et poursuit son œuvre alors que les autres geignent. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Le loup mange les moutons et aucun berger ne bondit au secours desdits moutons. C’est la situation vécue actuellement.

A une question sur la conduite des femmes, il a répondu que « les femmes saoudiennes, notamment dans son entourage, souhaitent obtenir leurs droits légaux en matière d’héritage, de divorce, de garde d’enfants, etc. La conduite viendra plus tard naturellement. Elles veulent une solution aux problèmes qui affectent leur vie quotidienne ».

* Arabie saoudite / Islam / Terrorisme  : L’Imam de la mosquée de la Mecque, Cheikh Abdallah Al-Juhni, a indiqué que les ordres du Roi et le communiqué du ministère de l’Intérieur au sujet de l’incrimination des appartenances à des courants extrémistes « correspondent aux grands objectifs de la Charia et sont les principales garanties d’unité, de solidarité et d’amour, qui permettent de se distancier de ce qui est de nature à semer la discorde » (Al-Hayat, 16/03).

* Arabie saoudite / C.C.G. / Sécurité  : Le Président d’un centre d’études a révélé « que l’on ignore le nombre de Saoudiens qui reviennent de Syrie et qui se trouvent actuellement au Koweït » ; Un député koweïtien a indiqué que « les transformations sur le terrain syrien se déroulent rapidement désormais, en particulier compte tenu des pressions sur les étrangers pour sortir du conflit qui s’y déroule. Ceci signifie le retour d’au moins 20 mille combattants arabes et du Golfe qui ont pris la décision de revenir au Koweït. Cette information est très embarrassante. Elle comporte des indices sécuritaires dangereux pour la situation sécuritaire au Koweït et dans les autres pays du Golfe. Elle augure d’un déploiement de fanatiques et de takfiristes qui pourraient déstabiliser la situation interne ».

Un prédicateur salafiste koweïtien, Chafi Al-Ajami, a exprimé son inquiétude quant à des plans diaboliques que pourrait exécuter Daech et des opérations-suicide, qui concerneraient tous les pays du Golfe. Daëch planifie, avec des moudjahidine revenant dans leurs pays, des attentats contre des institutions gouvernementales dans les pays du Golfe. Les membres de Daëch sont des extrémistes avec lesquels il ne faut pas sympathiser et frayer.

Toutefois, un expert sécuritaire saoudien s’est voulu rassurant en affirmant que les pays du Golfe sont parfaitement capables de lutter contre ces contrevenants qui représentent une menace pour la sécurité du Golfe. Celui-ci est entre des mains sécuritaires solides. Les membres d’Al-Qaeda ne représentent aucun danger. L’Arabie dispose de cartes pour traquer le terrorisme à ses frontières (Al-Hayat, 16/03).

* Arabie saoudite /EAU  : Le ministre des Affaires étrangères, le Prince Saoud Al-Faysal, a reçu son homologue émirien, Cheikh Abdallah bin Zayed. Ils ont évoqué les sujets d’intérêt commun (Presse du 16 mars).

* Arabie saoudite / Belgique : La représentante du Roi de Belgique, la Princesse Astrid, est arrivée le 15 mars en Arabie, à la tête d’une importance délégation économique et commerciale (presse du 16 mars).

Lors d’une réunion organisée par le Conseil des C.C.I. avec les hommes d’affaires belges, 15 accords ont été signés entre les deux secteurs d’affaires dans les domaines des infrastructures, des sciences, de la santé, des transports, de l’énergie, de l’ingénierie et de la technologie des informations et des communications (presse du 17).
La Princesse Astrid a successivement été reçue par le Prince héritier Salman et par le Prince Meqren, deuxième vice-président du Conseil des ministres.

* Arabie saoudite / Tunisie : Le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaa, est arrivé en Arabie. Il a été accueilli par le Prince Meqren bin Abdul Aziz. Lors de leurs entretiens, ils ont évoqué les sujets d’intérêt commun et les perspectives de coopération bilatérale (presse du 17/03).

Le Prince Saoud Al-Faysal a reçu hier le Premier ministre tunisien avec qui il a évoqué les relations bilatérales et les sujets d’intérêt commun.

* Arabie saoudite / Chiites : Une centaine de notables chiites de la région d’Al-Awamiyah a exprimé son soutien à l’initiative de Cheikh Jaafar Al Rabah dont le but est de « faire cesser les tensions » dans la région et « de sortir de la crise actuelle qui dure depuis trois ans ».

Dans un communiqué diffusé hier, les partisans ont apporté « leur soutien total à cette initiative et ont remercié l’association « Zaka » qui les a devancés ». Ils ont également fait l’éloge des efforts des oulémas qui ont diffusé le communiqué du rejet de la violence et de l’armement afin de protéger la paix et la sécurité sociales » (Al-Hayat).

* Arabie saoudite / Société  : Al-Hayat publie les résultats d’études et d’analyses consacrées au phénomène des « Emo » et des « boyates » dans la société saoudienne et réalisées par des enseignantes de l’Université de la Princesse Noura. Ce phénomène se développe progressivement et voit le nombre des adeptes de l’un ou l’autre se multiplier au fil du temps. Cette « contagion comportementale » trouve ses nouveaux membres parmi celles qui souffrent dans la société : manque de sécurité, manque de confiance, discrimination entre les frères et sœurs, inceste, etc.

Les « Emo » à l’université sont persuadées que la vie n’a pas de sens et seule la musique atténue leur souffrance et leur isolement. Dans la société saoudienne, et les sociétés arabes, les filles subissent la vision de l’autorité patriarcale traditionaliste et se rebellent.

Quant aux « boyates », qui ont un comportement et une allure virils, leur nombre augmente parmi les étudiantes, à croire qu’il s’agit d’une maladie contagieuse. Elles s’affublent également de pseudonymes masculins et harcèlent souvent leurs camarades, parfois même dans les toilettes d’universités et des écoles.

Il semblerait par ailleurs, que le phénomène ne soit pas uniquement limité aux étudiantes mais se propage parmi le corps enseignant.
Selon un psychologue, il s’agit désormais d’un véritable phénomène dans la société saoudienne, qui reflète le manque d’affection et les souffrances que les adolescentes subissent, d’autant que, nombreuses sont celles qui ont été victimes d’incestes et de viols durant leur enfance.

Une sociologue impute, pour sa part, les causes de la propagation de ce phénomène, aux restrictions extrêmes imposées par la société saoudienne, notamment en matière de mixité.

Traduction & mise en page : Zéna GEDAY

Dernière modification : 23/03/2014

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