Presse du 19 & 20 avril

Mots clés : Arabie / France / Etats-Unis – Yémen – Liban / Hezbollah – Arabie / Sécurité – Arabie / Quartette – Arabie / Koweït – Arabie / Etats-Unis – O.C.I.

Titres Généraux :

Al Watan : * Le Secrétaire général de l’O.C.I. : Nos positions ne sont pas des fanfaronnades. Nous soutenons les modérés chez les Taliban.

Al Hayat  : * Des centaines de morts et de blessés houthis lors d’affrontements aux frontières.

AL Riyadh : * La coalition : Nous avons déjoué un complot visant les frontières de l’Arabie.

Sharq Al Awsat : * Après avoir atteint des objectifs stratégiques, la tempête décisive se concentre désormais sur la protection des civils et la lutte contre les milices.

Al Jazirah : * Le Roi examine avec Tony Blair les développements de la cause palestinienne et reçoit le Premier ministre bavarois.

I - INFORMATIONS PRIORITAIRES

* Arabie saoudite / France / Etats-Unis : Le Roi Salman s’est successivement entretenu au téléphone avec le Président américain Obama et avec le Président Hollande. Il a examiné les relations bilatérales et les derniers développements régionaux et internationaux (presse du 19 avril).

* Yémen  : Le Roi a alloué 274 millions de dollars à titre d’aides et de secours aux populations sinistrées du Yémen (presse du 19 avril).

La presse de ce jour évoque les victoires des forces de la coalition qui ont éliminé des centaines de combattants houthis et atteint des cibles stratégiques.

* Le porte-parole des forces de la coalition et conseiller au Cabinet du ministre de la Défense, le Général Ahmed Assiri, a révélé que les forces de la coalition ont déjoué un attentant houthi contre les frontières saoudiennes.

* Al-Riyadh intitule son éditorial : « Un regard perspicace de la Chine sur le Yémen ». La position chinoise vis-à-vis de la résolution présentée par les pays du Golfe représente un tournant important dans la diplomatie chinoise qui semble plus compréhensive et perspicace vis-à-vis de la région et de la nature du conflit au Moyen-Orient.

Certes, cette décision chinoise n’est pas une attitude de complaisance vis-à-vis de l’Arabie qui est un partenaire sage. La Chine a voté en faveur de la résolution car il s’agissait d’une résolution arabe et non occidentale comme ce fut le cas avec la Syrie. Pékin considère toujours l’Occident avec suspicion et doute. Le complexe des interventions étrangères la taraude et elle ne veut donner aucune justification au recours à la force pour régler les crises politiques. En outre, son conflit dans le Pacifique est similaire à celui de la région.

La Chine estime que la région est une zone d’intérêts pour elle : elle est sur le point d’établir une base militaire à Djibouti, a des activités commerciales énormes en Ethiopie ainsi que dans la corne africaine. Elle ne veut pas voir cette région sombrer dans l’anarchie ou subir les diktats des milices ou des organisations extrémistes.

* Liban / Hezbollah : Jamil Al-Ziyabi consacre sa tribune libre dans Al-Hayat du 19 avril au récent discours du Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, littéralement atteint, ainsi que ses acolytes, « d’hystérie » après le déclenchement de la tempête décisive.

Certes, il est de notoriété publique que Hassan Nasrallah « parraine » les Houthis et les entraîne sous supervision iranienne dans la banlieue sud de Beyrouth, voire accueille des personnalités partisanes de l’ancien Président déchu afin de planifier et de perpétrer des opérations contre l’Arabie.

Dès le début de la tempête décisive, ces milices armées et financées par l’Iran ont été prises de folie. Le Hezbollah avait bien l’intention d’imposer le fait accompli au Yémen

En parallèle, l’Administration américaine a paru vouloir « occulter » les évènements dans ce pays, sous la supervision de son ambassadeur à Sana, du moment que les Houthis étaient capables de combattre Al-Qaeda.

Force est également de reconnaître que le déploiement irano-houthi est dû en partie à l’éloignement de l’Arabie du Yémen au cours des dernières années, ayant senti que l’ancien président déchu la faisait chanter et la noyait dans ses problèmes internes. Elle a préféré se retirer laissant la voie libre à une présence iranienne intensive et efficace, apportant un soutien militaire, financier et médiatique aux Houthis, exploitant les différends entre l’Arabie et certains courants yéménites.
Il ne faut donc pas s’étonner du comportement hystérique de Hassan Nasrallah surpris par la tempête décisive.

* Le rédacteur en chef d’Al-Charq Al-Awsat, Salman Al-Dossari, intitule sa tribune « Hassan Nasrallah Khamenei » du 19 avril et fustige le discours du Secrétaire général du Hezbollah qui a incriminé l’ensemble des Sunnites et non seulement l’Arabie.

« L’Arabie que vous provoquez et insultez a offert en un jour 274 millions de dollars au Yémen. L’Arabie que vous vilipendez, M. Hassan Khamenei, a soutenu le Yémen des décennies durant et n’a jamais pris en compte une communauté aux dépens d’une autre. Du moment que vous vous enorgueillissez d’être un soldat opérant pour le compte de la wilayat al-faquih, dites-nous qu’a offert l’Iran au Yémen, hormis les complots et les armes qui ont détruit les Yéménites ? »

* Tareq Al-Homaid intitule sa tribune dans Al-Charq Al-Awsat : « Tous les fous s’attaquent à l’Arabie ». La tempête décisive a été un camouflet infligé à l’Iran, au Hezbollah et Al-Qaeda. C’est également un soufflet à tous les fous militaires, politiques, voire médiatiques, qui se sont révélés au grand jour. La scène politique change non seulement au Yémen mais dans toute la région, grâce à la sagesse de l’Arabie, plus forte que tous les fous de la région.

* Iran  : Quant au rédacteur en chef d’Al-Charq Al-Awsat, Salman Al-Dossary, il fustige le Président iranien, Rohani, qui a rompu tous les liens, déjà pourris, entre Téhéran et Riyad, par ses récentes déclarations, accusant Riyad à tort, d’assassiner des enfants et de semer les graines de la haine.

(…) Force est de reconnaître que l’inimitié de Rohani envers l’Arabie a outrepassé même celle de l’insensé Ahmadinejad. Certes, il est préférable que cette hostilité s’affiche plutôt qu’elle ne soit sournoise. Un ennemi intelligent est préférable à un ami bête. Quid alors lorsque l’ennemi devient sot, comme c’est le cas des responsables iraniens ?

II - AUTRES INFORMATIONS

* Arabie saoudite / Sécurité : Al-Hayat indique que les services de sécurité saoudiens ont renforcé les mesures autour des sites vitaux, en particulier des centres commerciaux et des installations pétrolières. Ces mesures « préventives » font suite à des informations obtenues par la sécurité saoudienne selon lesquelles des attaques pourraient être perpétrées contre ces sites, en particulier à Riyad. Le but de ces mesures, selon le Porte-parole du ministère de l’Intérieur, est de relever le niveau d’alerte et de vigilance.

* Arabie saoudite / Quartette : Le Roi a reçu hier à Riyad l’émissaire du Quartette, Tony Blair. Ils ont passé en revue les développements de la cause palestinienne et les efforts que déploie le Quartette en vue d’établir une paix juste et durable au Moyen-Orient.

* Arabie saoudite / Koweït : Le vice-Prince héritier a reçu les ministres koweïtiens de la Défense et de l’Intérieur. Ils ont évoqué les relations bilatérales et les derniers développements.

* Arabie saoudite / Etats-Unis : Le Prince Mohamed bin Salman a reçu un appel téléphonique de son homologue américain. Ils ont évoqué les sujets d’intérêt commun.

* O.C.I. : Al-Watan publie une interview accordée par le Secrétaire général de l’O.C.I., Dr Iyad Madani, dans laquelle il refuse la qualification des positions de l’organisation de « fanfaronnades », notamment en ce qui concerne les menaces de trainer en justice Charlie Hebdo s’il continue à outrager le Prophète. Il a révélé que des mesures sont prises pour entamer la procédure judiciaire et un comité juridique a été formé pour étudier le dossier.

Il a également jugé qu’il était important que le gouvernement afghan englobe l’aile modérée des Taliban et l’intègre dans le processus politique. Il révèle que des dirigeants politiques et religieux irakiens ont donné leur accord à l’organisation de la conférence de la Mecque-2 afin de lutter contre l’éclatement confessionnel dans le pays.

Il qualifie le régime d’Assad de « cœur du fléau » en Syrie. Il faut que le siège syrien de l’O.C.I. demeure vacant jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement et non pas qu’il soit accordé à l’opposition actuelle.

Traduction & mise en page : Zéna GEDAY

Dernière modification : 21/04/2015

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