Presse du 27 juin 2016

Mots clés : Visite du vice-Prince héritier en France – Brexit – Arabie / Femmes / Société / Citoyenneté.

Titres Généraux :

Al Watan : * Les dossiers 2030 seront la priorité de la commission mixte franco-saoudienne.

Al Hayat  : * Le Président Hollande recevra aujourd’hui le Prince Mohamed bin Salman.

Al Jazirah : * Le vice-Prince héritier enracinera à Paris les relations stratégiques entre le Royaume et la France.

Sharq Al Awsat : * Paris : Nous souhaitons lancer des initiatives communes avec Riyad pour résoudre les crises régionales.

Okaz  : * Le Président Hollande : La visite du vice-Prince héritier en France est très importante à l’ère des transformations.

AL Riyadh : * Dans un message au Président Obama, le vice-Prince héritier : Nos pourparlers permettront d’approfondir les relations et de renforcer la coopération commune.

I - INFORMATIONS PRIORITAIRES

* Visite du vice-Prince héritier en France  : La presse saoudienne évoque à la une de ses éditions la visite du vice-Prince héritier saoudien, Mohamed bin Salman, en France.

Dans Al-Hayat, Randa Takieddine indique qu’il sera reçu aujourd’hui par le Président Hollande. Il rencontrera également le Premier ministre ainsi que les MAEDI et le ministre de la Défense.

Demain, il aura des entretiens avec les patrons de grandes entreprises françaises ainsi qu’avec la directrice de l’UNESCO.

La presse saoudienne relaie le communiqué diffusé par le Cabinet royal saoudien au sujet de la visite du vice-Prince héritier et des rencontres prévues à Paris.
Selon une source française, les entretiens politiques avec le vice-Prince héritier porteront sur les derniers développements au Moyen-Orient. La partie française souhaite écouter une explication de la vision 2030. Le Président Hollande de son côté informera son interlocuteur saoudien des résultats de ses entretiens avec le ministre iranien des Affaires étrangères qui ont également porté sur les dossiers régionaux, dont ceux de la Syrie, du Liban et du Yémen. Ils évoqueront les résultats des entretiens du vice-Prince héritier aux Etats-Unis.

Lors de ses entretiens avec les patrons français, le vice-Prince héritier exposera les domaines d’investissements français et saoudiens dans les deux pays, ainsi que les travaux de la commission mixte franco-saoudienne qui doit se tenir à l’automne prochain.

Le Prince Mohamed bin Salman co-présidera les travaux de la 3ème commission mixte qui se tient à Paris.

Dans Al-Charq Al-Awsat, Michel Bounajem évoque également le programme de la visite du vice-Prince héritier à Paris et cite une source officielle française selon laquelle Paris souhaite connaître « l’approche » saoudienne des crises au Moyen-Orient et voir quelle seraient les initiatives à entreprendre de concert. L’un des champs de coopération est l’initiative française de paix au Moyen-Orient pour laquelle la France avait convoqué une réunion au début du mois et à laquelle avaient participé une vingtaine de pays et d’organisations régionales et internationales. D’autre part, la réunion de la 2ème commission mixte qui s’était tenue à Riyad au mois d’octobre dernier avait clairement marqué la volonté commune d’aller de l’avant dans le partenariat stratégique.

De son côté, un responsable économique français a qualifié l’Arabie de « partenaire essentiel » de la France, d’autant que le Royaume est un membre important du G20 et de l’OMC. Il joue un rôle pionnier dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité, notamment celle des marchés pétroliers. Le responsable souligne, par ailleurs, « l’excellent climat » en Arabie qui occupe la 22ème place, selon la BM, parmi les pays qui encouragent les investissements.

* Al-Riyadh consacre son éditorial au partenariat franco-saoudien établi en 1996, sous l’impulsion du Roi Fahd et du Président Chirac, dont nous continuons à récolter les fruits. Les relations entre les deux pays ont conservé leur équilibre, en dépit des crises que traverse la région.

Il y a trois mois, le Prince héritier effectuait une visite officielle en France, à l’occasion de laquelle le Président Hollande lui remettait la Légion d’honneur, en reconnaissance de ses efforts dans la lutte contre le fanatisme et le terrorisme.

Aujourd’hui, c’est au tour du vice-Prince héritier d’entamer une visite à Paris, où l’attend un programme chargé tant aux niveaux politiques qu’économiques, cette visite coïncidant avec la troisième réunion de la commission mixte.
Cette visite, au cours de laquelle des accords devraient être signés, sera l’occasion pour les deux bords de discuter ouvertement et franchement des dossiers de la région, notamment le renforcement de la coopération de défense, de lutte antiterroriste contre Daech et les milices iraniennes qui s’emploient aujourd’hui à déstabiliser les pays de la région, ce qui pourrait porter préjudice aux intérêts économiques des grandes puissances, notamment la France, qui ne doit pas trop miser sur la possibilité d’une modération du régime iranien, ou se laisser allécher par les marchés iraniens, qui comportent un grand risque pour les sociétés françaises.

Le dossier 2030 et le programme de transformation nationale 2020 offrent une variété considérable d’opportunités attrayantes pour les sociétés françaises qui pourront s’engager dans des investissements directs dans un marché prometteur, stable, sécurisé et fiable, conforté par la confiance réciproque entre les deux pays amis. Cela pave la voie à la transformation des opportunités en réalités concrètes et la mise en œuvre du partenariat stratégique.

* Dans Al-Riyadh, Hachem Abdo Hachem évoque également dans sa chronique quotidienne « un partenariat plus vaste avec les Français ». Il existe de réels intérêts entre la France et le Royaume qui doivent renforcer la coopération et le partenariat.

Les deux pays ont des vues et des positions unifiées à tous les niveaux car ils doivent relever des défis communs. C’est de là que découle l’importance de la visite du vice-Prince héritier à Paris qui devrait signer d’importants accords dans le cadre du plan de travail élargi en faveur d’un avenir meilleur pour deux pays qui font face aux mêmes défis.

Lorsque la volonté et les aspirations de la France et de l’Arabie s’associent en ce moment particulier, des démarches sérieuses peuvent être effectuées dans la lutte contre le terrorisme, dont les deux pays ont pâti bien davantage que tous les autres.
Les aspects de la coopération avec la France sont aussi importants que ceux qui sont noués avec les Etats-Unis. Il y a d’autres horizons de travail différents entre les deux pays aux niveaux militaire, économique, technique, compte tenu de la volonté de l’Arabie de développer les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, de moderniser ses capacités militaires et de réaliser un bond technologique qualitatif à tous les niveaux.

Les deux pays ont beaucoup à offrir l’un à l’autre. Le travail commun pourra certainement apporter des solutions à de nombreux dossiers et problèmes.
Un point essentiel à l’occasion d’une visite aussi importante est incontestablement l’augmentation de la coopération universitaire entre les universités saoudiennes et françaises, le développement des systèmes, des opportunités et des avantages du programme des bourses accordées aux étudiants qui vont en France, l’élargissement de la formation des jeunes saoudiens dans un pays ami à de nombreux secteurs militaire, technique et technologique. Il faut également faciliter les procédures d’acquisition et d’investissements saoudien en France en leur accordant des privilèges similaires sur le marché saoudien.

Donc, l’équilibre de la balance commerciale entre les deux pays est plus que jamais à portée de main.

* Al-Iqtissadiyah consacre son éditorial à la visite de travail du vice-Prince héritier en France, qui s’inscrit dans le cadre de l’activité que déploie le pouvoir saoudien afin de soutenir les relations avec les puissances qui comptent sur la scène internationale. Elle s’inscrit également dans le cadre des efforts qui visent à fournir les meilleurs outils d’exécution à la vision saoudienne 2030.

Les relations entre la France et l’Arabie sont vastes et profondes. Elles incluent tous les dossiers, y compris la lutte antiterroriste. La coopération bilatérale interactive est essentielle, d’autant que l’Arabie est pionnière en la matière et a alloué les crédits nécessaires à ce dossier, en particulier au vu des ingérences iraniennes croissantes dans les affaires internes des pays de la région, dont le but est de semer le terrorisme et le chaos.

II - AUTRES INFORMATIONS

* Brexit  : Dans une tribune publiée dans Al-Charq Al-Awsat, Hussein Shobokshi évoque le brexit qui a provoqué un séisme politique et économique, non seulement en Europe mais à travers le monde. Cette nouvelle choquante est incontestablement le résultat de la place croissante qu’occupe l’idéologie d’extrême-droite dans la vie politique européenne, en réaction à la dégradation de la situation économique, la chute des taux de croissance démographique, l’augmentation inquiétante du nombre de migrants de tous les coins de la planète. Ce flux migratoire a été considéré comme une menace claire tant au niveau de la stabilité sociale des Etats européens qu’un risque sécuritaire dangereux qui pourrait exposer le continent au terrorisme et à la criminalité.

Force est de reconnaître que la Grande-Bretagne a surpris le monde par cette décision. En ce faisant, elle a ouvert la boîte noire des retraits et attisé la gourmandise de nombreux partis d’extrême droite.

Il existe actuellement une activité démocratique intense post-exit. Une pétition ayant déjà recueilli plus d’un million de signatures demande la réorganisation de ce référendum. Mais l’élément le plus dangereux concerne l’extrême-droite qui clame haut et fort que la Grande-Bretagne a acquis son « indépendance » et sa « liberté ». C’est une perception extrêmement raciste et extrémiste, qui reflète l’ampleur de la haine.

La Grande-Bretagne va incontestablement s’appauvrir en sortant de l’Europe. La position de Londres en tant que centre financier va en être affectée. Les grandes banques recherchent d’ores et déjà de nouvelles adresses, notamment au Luxembourg, à Paris ou à Frankfort. Les sociétés britanniques seront moins compétitives et les opportunités de croissance moindres.

La sortie de la Grande-Bretagne est indéniablement une décision choquante et un violent séisme politique dont les répercussions sont à attendre encore. Elles seront bien plus dangereuses que le référendum car le printemps européen, sous forme de référendums, a commencé.

* Après avoir tenté d’analyser les résultats du référendum britannique, Dr Mohamed bin Abdul Aziz Al-Saleh, estime dans une tribune libre publiée dans Al-Jazirah que les raisons du choix de retrait ne sont pas économiques. Mais elles s’expliquent par une volonté des Britanniques de préserver leur histoire, leur culture, leur sécurité et leur civilisation face à l’afflux des immigrés en Grande-Bretagne.

* Quand au Dr Abdul Rahman Al-Habib, il considère dans une tribune libre dans Al-Jazirah, que la Grande-Bretagne n’a jamais été totalement impliquée dans l’U.E., ayant refusé d’adhérer à l’Euro et préférant garder sa monnaie. Elle a également refusé de ratifier le traité Schengen. La Grande-Bretagne s’est toujours alignée sur les positions américaines plutôt qu’européennes. Certains politiciens européens qualifient ce pays dans les coulisses de « cinquième colonne » pour les Etats-Unis.

Quoi qu’il en soit, la Grande-Bretagne va perdre de son influence et sa sortie va conforter celle des pays qui règnent déjà sur la scène internationale, dont la Russie, satisfaite des résultats du référendum, bien que tentant de dissimuler sa joie.
Cette sortie va renforcer l’esprit sécessionniste de nombreux autres pays à l’ère de la mondialisation, dont la Grèce et la Hollande.

* Arabie saoudite / Femmes / Intérieur / Citoyenneté : Selon al-Hayat, une commission ad hoc au sein du Conseil de la Choura s’est réunie afin d’examiner des propositions présentées par trois membres visant à amender certaines clauses de la loi sur la nationalité saoudienne. Les amendements prévoient notamment l’octroi de la nationalité aux enfants d’une mère saoudienne mariée à un étranger. Ce sujet devra être débattu par les membres au retour des vacances (Al-Hayat).

Traduction & mise en page : Zéna GEDAY

Dernière modification : 27/06/2016

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