Presse du 28, 29 & 30 décembre 2015

Mots clés  : Conseil des ministres / Budget 2016 – Syrie - Sommet saoudo-turc / Conférence de presse conjointe – Arabie / France / Liban – Arabie / Canada – Arabie / Déclarations du mufti / Daech – Arabie / Aviation / Femmes – Arabie / Société / Santé.

Titres Généraux :

Okaz  : * Sommet saoudo-turc à Riyad.

Sharq Al Awsat : * Sommet saoudo-turc couronné par un « conseil stratégique ».

Al Jazirah : * Le Roi et le Président Erdogan examinent les relations bilatérales et les développements régionaux et internationaux.

Al Hayat : * Le Roi Salman évoque avec Erdogan les évènements au Yémen et en Syrie ainsi que le terrorisme.

Al Watan : * Les projets de privatisation fourniront 80 milliards de riyals.

AL Riyadh : * Le budget de la transformation est une déclaration économique sur la capacité à relever les défis, empreinte de réalisme et de transparence.

I - INFORMATIONS PRIORITAIRES

* Conseil des ministres / Budget 2016 : L’ensemble de la presse du 29 décembre consacre ses titres et l’essentiel de son espace éditorial au nouveau budget saoudien de 2016. Le quart des dépenses est consacré à la sécurité et à la défense. Le déficit de ce budget est de 326 milliards de riyals, 513,8 milliards représentent les recettes et 840 milliards les dépenses.

Dans son discours, le Roi indique que « compte tenu de la baisse des cours du pétrole, des défis économiques et financiers régionaux et internationaux, compte tenu de l’instabilité dans les pays voisins, nous avons recommandé aux responsables de prendre ces données en compte et d’accorder la priorité à l’achèvement des projets prévus dans les budgets précédents, dont la réalisation de certains a déjà commencé.

Nous avons recommandé au Conseil des affaires économiques et du développement de s’atteler au lancement d’un programme de réformes économiques et financières et à une restructuration globale. Ce budget est le début d’un programme d’action complet et exhaustif afin de bâtir une économie forte, fondée sur des bases solides et aux sources de revenus diversifiées, permettant une croissance des épargnes et une augmentation des opportunités d’emploi. Nous continuons la réalisation des projets de développement et des services, tout en rationalisant les dépenses publiques et en revoyant le système de subventions publiques. La mise en œuvre sera progressive afin d’éviter le gaspillage et de limiter l’impact négatif sur les citoyens aux revenus modestes et moyens.

Nous avons donné instructions aux responsables de servir le citoyen qui est le centre de nos préoccupations et nous ne tolérerons aucun manquement à cet égard. Nous poursuivrons la révision des systèmes de contrôle de façon à renforcer leur efficacité et d’améliorer leur rendement. Il nous incombe à tous de préserver les atouts de nos pays, en matière de sécurité et de stabilité, afin de poursuivre le développement et la croissance ».

La répartition du budget se fait ainsi : 191.569 milliards à l’enseignement, la formation et la main d’œuvre active ; 104.864 milliards aux services sanitaires et au développement social ; 21.246 milliards aux services municipaux ; 23.903 milliards aux équipements de base et au transport ; 78.121 milliards aux ressources économiques ; 23.840 milliards à l’administration publique ; 213.367 au secteur sécuritaire et militaire.

Des réformes financières, économiques et structurelles sont prévues : revoir la qualité des projets gouvernementaux ; rationaliser les dépenses des services publiques ; mettre en œuvre des systèmes de contrôle ; limiter les bonus et les allocations ; moderniser le système de compétitivité et des achats publics ; améliorer les mécanismes de gestion des avoirs de l’Etat ; développer les critères de transparence, d’audit et de gouvernance ; réformer la structure économique saoudienne ; privatiser certains secteurs ; aplanir les obstacles qui entravent le fonctionnement du secteur privé ; revoir la tarification des carburants, de l’eau et de l’électricité ; revoir les taxes et les amendes et en créer de nouvelles ; augmenter les taxes sur le tabac et les boissons ; enfin, améliorer la système boursier.

* Selon des analystes, c’est le budget le plus prudent en matière de calcul des cours du pétrole, qui ont atteint leur plus bas cours depuis 11 ans. L’Arabie va diversifier ses sources de revenus tout en maintenant sa politique pétrolière actuelle, à savoir une production de plus de 10 millions de barils / jour. Le cours du pétrole a été calculé à moins de 50 dollars le baril dans ce budget.

* C’est dès le 29 décembre que sont entrés en vigueur les nouveaux tarifs majorés des produits pétroliers, suite à la promulgation d’un décret royal dans ce sens.

Une levée progressive des subventions dont bénéficient l’eau, l’électricité et l’énergie est également prévue.

* La presse de ce jour relaie les réactions des économistes et des experts saoudiens suite aux réformes annoncées par le gouvernement saoudien dans le budget de 2016.

Les commerçants et les industriels n’excluent pas que les secteurs commerciaux et industriels soient directement affectés par la hausse des prix des carburants, de l’eau et de l’électricité. Le budget correspond toutefois à la phase actuelle, au cours de laquelle les revenus de l’Etat ont considérablement baissé. Cependant, ce budget reflète la puissance de l’économie saoudienne et sa solidité en dépit de la conjoncture économique mondiale difficile. Cette augmentation devrait permettre d’injecter des dizaines de milliards de riyals dans le budget ce qui atténuera le déficit de l’an prochain.

Le ministre des Finances, Ibrahim Al-Assaf, a révélé que la TVA sera appliquée progressivement d’ici deux ans, comme convenu entre les pays du C.C.G. et sera d’environ 5%, ce qui est le taux le plus bas dans le monde.

De nombreux économistes ont recommandé une entrée en vigueur progressive, d’ici 2018, afin qu’elle ne soit pas une surprise, car le consommateur assumera, in fine, le coût de cette taxe, dont l’entrée en vigueur générera des revenus considérables à tous les Etats du Golfe.

* Dans sa tribune hebdomadaire dans Al-Hayat, Randa Takkieddine salue la décision saoudienne d’augmenter le prix de l’essence, en dépit du mécontentement qu’elle va susciter auprès de certains Saoudiens. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une décision courageuse prise par un pouvoir résolu à préserver la richesse du pays et des revenus qui permettent de garantir les plans de croissance favorables aux citoyens. Cette décision était prévisible compte tenu de la consommation importante du pétrole au sein même de l’Arabie. C’est une décision fondamentale parmi les réformes annoncées par le Roi Salman afin de maîtriser le déficit du pays à l’avenir.

L’Arabie restera un pays producteur et exportateur de pétrole important dans le monde, eu égard à ses réserves considérables. Elle applique désormais la politique de préservation de cette richesse pour les générations futures. Il faut considérer la décision de majoration des prix de l’essence sous l’angle d’une politique pétrolière réaliste et logique bien qu’impopulaire.

* Al-Hayat publie la tribune libre de M. Abdul Aziz Al-Sweid, qui juge que la classe nantie ne sera certes pas affectée par la levée des subventions sur les carburants, bien au contraire, certains hommes d’affaires en profiteront pour augmenter les prix de leurs marchandises et de leurs services. Laisser croire que le citoyen n’en sera pas affecté est uniquement un sédatif. Il pourrait accepter cette augmentation lorsqu’il verra que des mesures sérieuses sont prises pour arrêter le gaspillage gouvernemental. Les années passées témoignent par excellence d’un gaspillage ayant dépassé l’entendement, qu’il s’agisse des projets bloqués ou trop onéreux. Si le citoyen constate une telle action qui pourrait se répercuter positivement sur sa vie, dès lors il consentira à coopérer.

* Al-Charq Al-Awsat publie la tribune d’Abdul Rahman Al-Rached qui se demande s’il s’agit uniquement, dans ce budget, de se serrer la ceinture ou d’un réel changement de méthodes. Il opte, dans son analyse, pour la deuxième hypothèse et juge qu’il faut désormais développer l’économie qui ne doit plus compter uniquement sur le pétrole. Si on n’affronte pas les réalités de la phase future, à savoir la baisse des revenus et l’augmentation de la population et de ses besoins, l’Arabie deviendra en quelques années, un Etat pauvre et indigent.

Le développement de l’économie est le véritable défi que doit relever le gouvernement afin que le pays devienne riche et que les familles soient capables d’assumer les coûts de la vie sans compter sur les subventions.

Il est dans l’intérêt du citoyen que la situation économique soit réformée. Certes, la rectification des prix est un premier pas essentiel. Il ne s’agit pas de combler les déficits financiers par des subventions publiques. Il faut désormais s’atteler à développer les compétences des citoyens et les capacités de production économique du pays afin qu’il atteigne le niveau des citoyens des pays avancés et industrialisés.

* Dans sa tribune quotidienne dans Al-Jazirah, Jasser Al-Jasser qualifie le budget de « budget du défi », compte tenu de la conjoncture économique mondiale tant dans les pays développés qu’en voie de développement. Il faut désormais s’adapter à cette période afin de développer les performances économiques et améliorer le comportement, en commençant par le quotidien et les modes de vie.
Aujourd’hui, la manne pétrolière est en nette baisse. Il faut donc accepter la réalité et apprendre à relever les défis. Le budget de cette année n’est que le début. Il faut changer les comportements consuméristes et dépendant sur l’Etat qui offrait tout au citoyen sans que celui-ci ne lui rende la pareille. Il est du devoir de tous, tant citoyens qu’étrangers, de payer un prix afin de changer les méthodes et les habitudes consuméristes.

* Syrie  : Al-Charq Al-Awsat du 28, cite des sources politiques en Israël selon lesquelles l’émissaire spécial du Président russe en Syrie, a effectué une visite secrète en Israël jeudi dernier et a rencontré les hauts responsables du Cabinet du Premier ministre ceux du MAE israélien, ainsi que le responsable du Mossad. La partie israélienne a confirmé à l’émissaire russe « qu’il est nécessaire de préserver la liberté de mouvement israélienne inconditionnelle en Syrie, afin de protéger les intérêts d’Israël, y compris déjouer des opérations contre Israël du côté syrien du Golan et interdire tout transport de matériel ou d’armes du territoire syrien vers le Hezbollah au Liban ».

Le responsable du Mossad a pour sa part indiqué à l’émissaire que toute solution future à la crise syrienne doit garantir et inclure des clauses stipulant la non-utilisation du territoire syrien pour mener des frappes contre Israël, directement ou indirectement.

Poutine se serait engagé, toujours selon la source, lors d’un entretien téléphonique avec Netanyahou, à prendre en considération les intérêts d’Israël avant de proposer une initiative de règlement du dossier syrien. Il s’agirait d’un flirt politique avec Israël afin de faciliter la mission des deux bords dans la région, selon les observateurs.

* Sommet saoudo-turc : A l’invitation du Roi Salman, le Président turc Erdogan, a effectué une visite officielle en Arabie les 29 et 30 décembre.
Les deux responsables ont évoqué les relations bilatérales, les perspectives de coopération et les moyens de les renforcer dans tous les domaines, ainsi que les développements régionaux et internationaux.

Selon l’agence de presse turque, « cette visite s’inscrit dans le cadre des échanges de vues au sujet d’une série d’évènements et de bouleversements géostratégiques rapides que traverse la région, en priorité le Yémen et la coalition islamique antiterroriste, ainsi que le dossier syrien. Il faut relever la convergence de vues entre les deux pays au sujet de l’inéluctabilité du départ de Bachar Assad et de la nécessité de mettre en œuvre une solution politique, tout en préservant la souveraineté et l’unité de la Syrie. Les deux pays émettent également des réserves au sujet de l’intervention russe aux côtés du régime syrien ».

* Conférence de presse conjointe : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, M. Adel Al-Jubaïr, a indiqué lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue turc, que les entretiens entre le Roi Abdallah et Erdogan ont été positifs et constructifs, ont porté sur la formation d’un conseil de coopération stratégique dont le but est de renforcer les relations bilatérales entre institutions afin de garantir la pérennité de l’action et de la coordination communes et de les renforcer. L’objectif du renforcement des relations bilatérales est de servir les intérêts des deux pays et des deux peuples, en particulier compte tenu de la conjoncture régionale et des défis à relever ensemble en Syrie, en Irak, au Yémen et en Libye, qu’il s’agisse du terrorisme, du fanatisme ou des ingérences négatives de l’Iran dans les affaires de la région. Tous ces dossiers doivent être géré et appréhendé. Plus nous intensifions la coopération et la coordination entre les pays amis dans la région, plus nous réussirons à atteindre les objectifs escomptés.

Interrogé sur les raids russes qui ont visé Zahran Allouch, Al-Jubaïr a répondu que cette opération est dans l’intérêt du despote de Damas. Je pense que l’opposition syrienne a effectué un pas historique lors de la réunion de Riyad et de la déclaration publiée à l’issue de cette réunion, qui a permis de révéler une vision unifiée vis-à-vis de l’avenir de leur pays et des principes sur lesquels doit être fondée la solution pacifique en Syrie. Allouch était l’un de ceux qui soutenaient ces principes et cet accord.

En outre, un conseil et une équipe de négociateurs ont été sélectionnés, ce qui représente un pas inédit, jamais atteint lors d’une réunion précédente de l’opposition syrienne. Ceci atteste de l’engagement et de la volonté des Syriens à renoncer à certaines de leurs positions dans l’intérêt de leur pays. La déclaration de Riyad est un document historique. Nous pensons que la lutte contre certains leaders qui ont soutenu la solution pacifique et qui combattent Daech en Syrie, ou leur assassinat, ne sert pas le processus pacifique ni la tentative de parvenir à une solution politique.
Al-Jubaïr a souligné qu’il ignorait ce qui se passait dans la tête des Russes. Je ne sais pas ce qui les pousse à perpétrer de telles opérations mais je sais que si nous voulons parvenir à une solution pacifique en Syrie, il faut traiter avec tous les groupes syriens dont les mains ne sont pas entachées de terrorisme. Il y a des organismes qui luttent pour la liberté et l’indépendance du peuple syrien contre la tyrannie du régime de Damas. Il faut les soutenir. Si ces solutions n’atteignent pas les objectifs souhaités, les opérations militaires se poursuivront et je pense qu’en aucun cas le peuple syrien ne se soumettra au tyran de Damas.

Il a ajouté qu’il existe une convergence de positions saoudo-turques vis-à-vis de la cirse syrienne depuis son émergence. Il y a un engagement à soutenir l’opposition syrienne modérée et une vision unifiée de l’avenir de la Syrie n’incluant pas Bachar. Il y a également un accord entre les deux pays relatifs aux principes de la solution qui doit être de préférence politique fondée sur les principes et les conclusions de Genève1 et de Vienne 2, les récentes réunions de New York et la dernière résolution du Conseil de sécurité, relative à la formation d’un conseil de transition dans lequel Bachar n’a aucun rôle, qui élaborera la Constitution et gérera les institutions civiles et militaires syriennes, qu’il préparera à un nouvel avenir. Telle est la position saoudienne et je pense qu’il en va de même pour la Turquie. Les deux pays sont résolus à unifier les rangs de l’opposition syrienne modérée et œuvrent de concert dans ce but, aux côtés du groupe de Paris, du groupe de Vienne afin d’inciter la communauté internationale à trouver une solution politique en Syrie sur les bases et les principes susmentionnés. La Turquie a joué un rôle important pour soutenir l’opposition syrienne militairement, et continue à le jouer et nous l’en remercions. Elle est un allié fort de l’Arabie et d’autres pays qui soutiennent l’opposition syrienne. Je ne pense pas qu’il y ait des divergences de vues bilatérales en matière de soutien à l’opposition syrienne ou d’engagement à parvenir à une solution en Syrie qui n’inclue pas Assad.
S’agissant des autres dossiers, les deux pays entretiennent des relations historiques, anciennes et fortes dans tous les domaines. De nombreuses sociétés turques opèrent en Arabie. Nous avons des échanges économiques, commerciaux, d’investissements et touristiques. Le but de ce conseil de coopération stratégique est de servir les deux pays, les deux peuples et la région.

* Al-Riyadh du 28 consacre son éditorial à ce sommet saoudo-turc dont l’impact dépasse les relations bilatérales pour englober l’ensemble de la région que Riyad cherche à apaiser.

Ce sommet sera l’occasion d’assainir le climat régional et en ce moment particulier, sera l’occasion d’une récolte économique. Les deux pays sont soucieux de préserver leurs économies actives, en passant au travers des mailles du filet du marasme économique mondial. L’Arabie traverse actuellement une période de transformation et cherche à tourner la page de l’économie pétrolière. Quant à la Turquie, elle souhaite pérenniser son miracle économique menacé par les tempêtes régionales.
Maintenir l’axe Riyad – Ankara profitera aux intérêts de toute la région. Leur coopération dans les dossiers politiques, économiques, militaires, voire culturels, est inéluctable. Si les agendas sont différents, il n’en demeure pas moins que l’objectif est le même.

II - AUTRES INFORMATIONS

* Arabie saoudite / France / Liban : Dans un article dans Al-Hayat du 29 décembre, Randa Takieddine indique que la suite du contrat franco-saoudien de soutien à l’armée libanaise a été signé à Riyad. C’est le ministre saoudien des Finances, Ibrahim Al-Assaf, qui l’a co-signé avec l’Armiral Guillaud, Président d’Odas. La valeur de la suite du contrat est évaluée à 2,3 milliards de dollars.

* Arabie saoudite / Canada / Militaire  : Le Prince Mohamed bin Salman, vice-Prince héritier et ministre de la Défense, a évoqué, lors d’un entretien téléphonique, avec le ministre canadien de la Défense, la coopération bilatérale et les efforts communs de lutte antiterroriste.

* Arabie saoudite / Déclarations du mufti / Daech : Okaz du 28 décembre relaie les déclarations du mufti du Royaume, qui qualifie Daech de soldat d’Israël. « Les membres de ce groupe sont des malades qui portent préjudice à l’Islam et aux Musulmans ». A une question sur les menaces adressées par le chef de Daech à Israël, le Mufti a répondu : « Ce ne sont que des mensonges. Ces gens n’ont émergé que pour darder leurs flèches contre les Musulmans. Ils n’appartiennent pas à l’Islam mais ne sont que des « khawarej ».

* Arabie saoudite / Aviation / Femmes : Le porte-parole du transporteur aérien national, la Saudia, a coupé court, dans une déclaration à Okaz, aux rumeurs au sujet du recrutement de Saoudiennes en tant qu’hôtesses de l’air. « Elles peuvent travailler dans d’autres secteurs, notamment les services à la clientèle, les services financiers, l’informatique mais pas à bord des avions » (Okaz, 28/12).

* Arabie saoudite / Société / Santé : Al-Hayat du 28 fait état d’un document officiel, émanant du ministère saoudien de la santé, octroyant au malade mental en Arabie la liberté de choisir la religion ou la croyance qu’il juge adéquate. Il est également reconnu légalement devant la loi, et obtient la liberté de communiquer, de recevoir des visites et le respect de sa vie privée.

Le document met également en garde contre toute exploitation de son état de santé pour mener des expériences cliniques ou pharmaceutiques sans l’accord du malade en question.

Le document stipule, par ailleurs, que l’environnement dans lequel vit le malade mental dans les centres spécialisés, doit être extrêmement proche de la vie normale des individus ayant le même âge (Al-Hayat).

Traduction & mise en page : Zéna GEDAY

Dernière modification : 30/12/2015

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