Presse du 31 janvier 2016

Mots clés : Arabie / Intérieur / Terrorisme – France / Syrie – Arabie / Syrie – Arabie / Turquie – Arabie / Islam – Arabie / Climat – Arabie / Energie – Arabie / Egypte/ Nucléaire – Arabie / Femmes / Conseils municipaux – Arabie / Finances / Etrangers.

Titres Généraux  :

Al Watan : * Une femme pour 99 hommes dans les conseils municipaux.

Al Hayat  : * Le Prince héritier : Nous sommes résolus à éradiquer le groupe déviant.

AL Riyadh  : * Le Prince héritier rend visite aux blessés de l’attentat.

Okaz  : * S’adressant aux victimes de l’attentat, le Prince héritier : Nous sommes fiers de vous.

Sharq Al Awsat : * Syrie : Conflits de priorités à Genève ; l’opposition se retranche dans les hôtels.

I - INFORMATIONS PRIORITAIRES

* Arabie saoudite / Intérieur / Terrorisme : Le Prince héritier et ministre de l’Intérieur, le Prince Mohamed bin Nayef, a indiqué que l’Arabie est résolue à éradiquer totalement le groupe déviant et a fait l’éloge de l’attitude de tous lors de l’attentat perpétré contre la mosquée Al-Rida dans la province de l’Ihsa.
Le ministre de l’Intérieur a interrompu ses vacances à l’étranger, pour rendre visite aux blessés.

Le Conseil de sécurité a condamné l’attaque de manière très virulente et les Etats-Unis ont salué le professionnalisme avec lequel les forces de sécurité saoudienne ont géré la situation.

De son côté, les membres du Haut comité des oulémas ont souligné que le crime perpétré est un crime dangereux qui sème la terreur parmi les fidèles et les innocents. Un tel crime ne peut être le fait d’un Musulman ayant un minimum de piété.

La presse relaie les déclarations du mufti du Royaume, Cheikh Abdul Aziz AL Al-Cheikh, qui a jugé que cet acte criminel honteux a pour but de diviser la oumma, de répandre le mal et la corruption et de semer la terreur dans le cœur des Musulmans. Seul, un groupe d’égarés déviants, n’ayant aucune religion, peut commettre un tel crime. Il a également mis les jeunes en garde contre les idées mensongères de ce groupe, les appelant à ne pas se laisser duper par leurs mensonges.

* France / Syrie  : Dans Al-Hayat, Randa Takkieddine fait état du communiqué de l’Elysée qui se félicite de la décision du haut comité des négociateurs de l’opposition syrienne de participer aux négociations de Genève, ainsi que des propos du MAEDI, M. Laurent Fabius, dans son discours devant les diplomates accrédités en France, à l’occasion de la réception pour la nouvelle année. « La France souhaite que les discussions abordent aussi la question du gouvernement de transition. Avec un objectif clair, une transition crédible, dont M. Bachar al-Assad ne peut à notre sens évidemment pas constituer le terme. Nous soutenons les efforts de l’envoyé spécial des Nations unies, M. de Mistura. »

La journaliste cite également une source bien informée du dossier syrien, qui révèle que Washington suspectait Paris d’avoir encouragé la délégation de l’opposition à ne pas se rendre à Genève, alors que M. Fabius avait contacté le Président du comité, la semaine dernière pour lui confirmer la position de la France, relative à la participation nécessaire à Genève, afin que Paris ne soit pas taxée « d’obstacle ». L’essentiel pour la France, ajoute la source, est que l’opposition ne soit pas divisée et qu’elle aille unie aux négociations. Paris est convaincue que la priorité pour Kerry est de parvenir à un accord avec son homologue russe au sujet de la Syrie, abstraction faite de la position de l’opposition syrienne. Il espère que les Russes imposeront cet accord aux Iraniens. La France est persuadée que cette réflexion américaine signifie « des années de guerre supplémentaires en Syrie et des millions de nouveaux réfugiés syriens ». Kerry pense, toujours selon la source, que la dynamique des négociations, lorsqu’elles débuteront, entraînera un résultat similaire à celui des négociations sur le dossier nucléaire iranien. Mais les milieux français craignent qu’il n’accorde concession après concession pour parvenir à un accord avec les Russes sur la Syrie (Al-Hayat).

* Arabie saoudite / Syrie  : Une source responsable au MAE a indiqué que l’Arabie soutient la décision du haut comité syrien de négociations de participer aux négociations de Genève pour la mise en œuvre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité sur la Syrie. L’Arabie soutient l’opposition syrienne et la solution politique fondée sur les principes de Genève-1, prévoyant un comité de transition qui prendra en charge la gestion des affaires du pays, l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’organisation des élections, en vue d’une nouvelle Syrie, dans laquelle Bachar Assad n’aura aucun rôle à jouer.

De son côté, la chaîne Sky news a relayé les propos du MAE saoudien, M. Adel AL-Jubair, indiquant que le Président syrien doit partir, soit dans le cadre d’un processus politique soit dans le cadre d’une action militaire sur le terrain. Le ministre a particulièrement mis l’accent sur l’importance de la coalition islamique dans la lutte contre le terrorisme (Al-Hayat).

* Abdul Rahman Al-RAched intitule sa tribune dans Al-Charq Al-Awsat : « Des négociations ratées mais une participation nécessaire et importante ». En se rendant aux négociations de Genève, l’équipe de l’opposition aura franchi la première marche de la longue échelle, qui devrait durer, selon les Nations unies, plus de six mois.

(…) Sera-t-il possible de concrétiser les sujets essentiels, dont celui du cessez-le-feu ? L’opposition pourra aisément l’accepter pour les régions sous son contrôle. En revanche, pour celles qui sont sous le contrôle des organisations terroristes, les négociateurs réussiront-ils à imposer ces mêmes conditions à Assad, aux Iraniens et aux Russes, afin de mettre un terme aux opérations militaires ? Ce défi incombe aux Nations unies et aux Etats qui parrainent ce processus. Compte tenu des raids aériens hier contre des camps de réfugiés syriens au Nord de Lattaquié, il est essentiel que l’arrêt des bombardements irano-russes soit la priorité de Genève.

(…) Nul n’affiche beaucoup d’optimisme quant à l’issue des négociations de Genève. Force est d’admettre qu’il s’agit d’une conférence politique aux objectifs occultes. L’Administration américaine veut couronner cette année par une activité diplomatique afin de ne pas être taxée de permissivité envers l’un des conflits les plus menaçants pour la paix mondiale. Le seul objectif des Européens est d’enrayer l’afflux des migrants. Quant aux Russes, ils sont persuadés d’être capables d’imposer une solution politique qui contraint l’opposition à capituler devant Assad, lequel lui accordera des postes marginaux dans un gouvernement symbolique.

Pourquoi alors l’opposition prend-elle part à cette conférence, d’autant qu’elle est consciente des objectifs modestes des médiateurs et des négociations : d’abord parce qu’elle ne perdra rien en y étant, ensuite pour ne pas permettre au régime de consolider sa place par son absence.

La guerre risque de perdurer. En effet, il y a exactement deux ans, Assad s’était engagé à éliminer l’opposition, mission non-accomplie jusque-là, en dépit du soutien des Russes et des Iraniens. Cette guerre continue à miner tous les protagonistes.

* Dans son éditorial, Al-Riyadh juge que les puissances internationales assument une large part de responsabilités pour garantir le succès de Genève, sur les bases et les principes entendus. L’instauration de la paix sur des bases fragiles risque d’être plus néfaste.

La solution politique doit impérativement prendre en compte le choix du peuple syrien, qui a décrété qu’Assad n’aurait pas de place dans l’avenir de la Syrie, choix entériné par la communauté internationale. Il est inacceptable d’envisager des réformes du régime actuel mais il faut uniquement garantir la pérennité des institutions afin d’éviter un dérapage généralisé.

Toute solution qui maintiendrait Assad serait la balle fatale tirée contre les efforts des Nations unies et une trahison du peuple syrien.

L’Arabie s’est engagée à fournir un soutien à l’opposition et au peuple syrien et n’y renoncera en aucun cas.

II - AUTRES INFORMATIONS

* Arabie saoudite / Turquie  : Seul Al-Riyadh révèle que le Premier ministre turc est arrivé hier à Riyad.

* Arabie saoudite / Islam  : La branche du ministère des Affaires islamiques à Djeddah a récemment demandé aux imams des mosquées d’interdire les cours, les conférences, les séminaires, sans autorisation officielle. Cette démarche a pour but d’empêcher l’exploitation des mosquées par des individus aux orientations « suspectes » ou « terroristes ».

Selon un source fiable, des tentatives de promotion de conférences dans des mosquées ont été interceptées, sous prétexte d’expliquer certains ouvrages religieux.

* Arabie saoudite / Climat : Dans sa tribune dans Al-Hayat, Abdul Aziz Al-Sweid, fait état du changement climatique en Arabie, où la neige est abondamment tombée dans le nord du pays et où les températures ailleurs, ont enregistré une chute inédite. Toute ceci atteste du changement climatique qui survient dans le monde.

Un sommet consacré à ce thème a récemment eu lieu à Paris mais où l’Arabie était quasiment absente. La question qui s’impose est de savoir ce que nous avons envisagé pour ce changement ? Les infrastructures dans les villes saoudiennes surpeuplées est précaire, comme en témoignent les rares pluies qui tombent et qui noient immédiatement les villes.

Y a-t-il des sages qui réfléchissent, loin des media, pour faire face à ces changements et à leur impact notamment sur la sûreté des habitants, à leurs conséquences économiques sur les projets et la résistance qualitative desdits projets face à ces changements ?

« J’ignore les réponses à ces questions mais je suis certain qu’aucune réflexion n’est menée. Nous avons l’habitude d’être toujours à la traine et de n’arriver qu’en dernier. Nous n’étudions les solutions à un phénomène qu’après avoir subi des dégâts considérables et avoir perdu un temps précieux à échanger les accusations sur les responsabilités. Je souhaite uniquement encourager les services publics concernés, y compris les universités et les experts, à étudier ces changements climatiques et à s’y préparer, voire à les exploiter ».

* Arabie saoudite / Energie : L’Arabie continue à mettre en œuvre sa stratégie de diversification de son économie et envisage d’investir plus de 106.6 milliards de dollars dans l’énergie solaire au cours des prochaines années, afin de couvrir la demande croissante en électricité, estimée à 10% par an.

M. Oussama Al-Othman, expert en énergie, a révélé que l’Arabie opte pour l’énergie solaire, celle-ci étant la moins coûteuse et la moins chère et en conformité avec la tendance générale vers l’efficacité énergétique et la rationalisation de la consommation. Le processus de production de la nouvelle énergie nécessite une superficie de 398 kilomètres carré, soit 0.01 de la superficie du Royaume, afin de produire 65 gigawatts grâce aux panneaux solaires qui y seront installés (Al-Charq Al-Awsat).

* Arabie saoudite / Egypte / Nucléaire : Le ministre égyptien de l’Energie a révélé qu’il existe une coopération dans le domaine des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre le comité de l’énergie atomique en Egypte et son homologue saoudien. Il a ajouté que les réunions du conseil de coordination égypto-saoudien ont porté sur la signature de deux mémorandums d’entente pour la réalisation de deux projets dans le secteur de l’électricité : le premier concerne la liaison électrique entre l’Arabie et l’Egypte et le deuxième la coopération dans le secteur des utilisations pacifiques de l’énergie atomique. D’ailleurs, l’Egypte a réalisé d’importantes avancées dans ce secteur, notamment dans le projet de centrale nucléaire d’Al-Dabaa, dans la région de Marsa Matrouh (Okaz).

* Arabie saoudite / Femmes / Conseils municipaux  : Selon les listes définitives adoptées par le comité général des élections municipales, un siège est attribué à une femme, pour 99 pour les hommes. C’est donc une représentativité très limitée pour les femmes dans le cadre de cette première expérience, puisque le taux de femmes ne représente pas plus de 1% de l’ensemble des 284 conseils municipaux à travers toutes les régions (Al-Watan).

* Arabie saoudite / Finances / Etrangers  : Selon Al-Iqtissadiyah, les virements des salariés étrangers en Arabie ont atteint 156.9 milliards de riyals en 2015, soit une augmentation de 2.3% par rapport à 2014.

Ce sont les sommes les plus élevées atteintes. Ces virements sont évalués, au cours des 22 dernières années, à 1.5 trillion de riyals. La moyenne des virements mensuels est évaluée à 1440 riyals, et le secteur privé compte environ 9 millions de salariés étrangers et alors qu’on en recense 72 mille dans le secteur public (Al-Iqtissadiyah).

Traduction & mise en page : Zéna GEDAY

Dernière modification : 31/01/2016

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