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Relations économiques bilatérales et présence économique française en Arabie saoudite

Le potentiel de l’Arabie saoudite, son programme de développement massif et la stratégie de diversification de ses partenariats offrent des perspectives prometteuses pour la France dans les années à venir.

La France a considérablement développé sa présence commerciale en Arabie Saoudite ces dernières années, que ce soit au niveau des investissements (3ème investisseur dans le royaume avec un stock de 15,3 Md USD selon les statistiques saoudiennes) ou du commerce bilatéral (doublement de nos exportations en dix ans). Les 70 implantations françaises y emploient 20 000 personnes. Mais si la France a réussi à maintenir sa part de marché aux alentours de 3,7% malgré la montée en puissance des pays asiatiques, elle peut mieux exploiter le potentiel de ce marché dynamique pour amener sa relation économique bilatérale avec l’Arabie saoudite à un niveau cohérent avec le poids économique de ce grand pays émergent.

1/L’Arabie saoudite est un pays stratégique pour nos entreprises compte tenu de sa stabilité, de sa croissance, de son poids économique prépondérant au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et d’un environnement des affaires globalement favorable.

L’Arabie saoudite est notre premier partenaire commercial dans le Golfe (nos échanges commerciaux ont progressé de 17% en 2011 à 7 694 M€) et notre second partenaire au Moyen-Orient, derrière la Turquie. La France est devenu le 7ème fournisseur du royaume grâce à un doublement de ses exportations en dix ans (3,14 Md€ en 2011). L’Arabie saoudite est par ailleurs devenue en 2012 notre premier fournisseur de pétrole brut.

Les indicateurs macroéconomiques du Royaume sont au vert grâce aux revenus pétroliers tirés par un prix du baril élevé et grâce à une gestion prudente qui a tenu le royaume à l’écart de la crise financière mondiale : endettement de 5,4% du PIB, deuxième réserve nette de change du monde, inflation maîtrisée, budget en excédent. La rente pétrolière est en outre utilisée pour financer un plan massif d’investissements de 385 Md USD sur cinq ans qui constituent autant d’opportunités pour les entreprises françaises. L’Arabie saoudite fait par ailleurs preuve de sagesse dans le secteur pétrolier, en particulier dans le contexte de la hausse des prix de l’énergie.

Enfin, le cadre des affaires s’est amélioré depuis l’entrée du Royaume à l’OMC en 2005, comme l’atteste le dernier rapport « Doing business 2012 » de la Banque Mondiale qui classe l’Arabie saoudite au 12ème rang mondial, entre la Finlande et le Canada.

2/ L’Arabie saoudite est historiquement un partenaire important de la France en termes de grands contrats

D’importantes perspectives s’offrent à nos entreprises dans les secteurs traditionnels de l’énergie et des transports : le nucléaire civil et les énergies renouvelables (les autorités saoudiennes prévoient la construction de 16 centrales nucléaires pour un montant total d’environ 70 Md€ ainsi qu’un ambitieux plan de développement de 41 GW en énergie solaire), la génération électrique et le dessalement, les transports aériens, ferroviaires et urbains (le projet de train « Landbridge » pour la liaison mer Rouge - Golfe persique et trois projets de métro : métro-tramway de Riyad, métro de Djedda et prolongation du métro de La Mecque).

3/L’Arabie saoudite est aussi un marché pour les PME françaises.

L’existence d’un tissu économique caractérisé par de nombreux groupes familiaux saoudiens, ouverts aux partenariats avec des PME, l’excellente image des produits français, la diversification de l’économie saoudienne et la croissance continue de ses importations (+307% depuis 2002) constituent autant d’atouts dont les PME françaises doivent tirer profit pour arrimer leur croissance à celle du Royaume (+7,1% en 2011, 6% attendus en 2012), en privilégiant une approche par filière dans les domaines d’excellence de la France : agriculture et agroalimentaire, produits chimiques (dont cosmétiques et pharmacie), luxe, confiance numérique (identification et transaction, cartes à puce, RFID) ou encore machines-outils, appareils mécaniques et équipements électriques pour les secteurs pétrolier et pétrochimique, minier et BTP.

Dernière modification : 10/11/2012

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